c’est quoi, l’aventure?

L’aventure, c’est un peu comme un gros sac à dos: on y met un peu de tout…mais on ne sait plus très bien ce qu’il y a dedans.

Soyons précis: l’aventure est, pour moi, avant tout humaine. Qu’elle soit individuelle, collective, extrême, paisible…elle est l’improbable passerelle entre un acte volontaire, calculé, mesuré et l’acceptation de l’imprévu, de l’inconnu, du sauvage.

Le moteur, c’est l’envie, le désir de vivre, d’être, de partager puis de transmettre.

L’aventure devient alors une parenthèse magnifiée par opposition à un quotidien policé parfois pesant; elle est le » pas-sage » indispensable à tout être humain désireux de vivre ses propres émotions, ses propres sensations, ses peurs et ses joies.

Dans les Pyrénées, la montagne est typée: elle est frontière et lieu de passage, froide d’un côté, brulante de l’autre. Elle est terre d’aventures et de contraste; on y chasse l’isard et on y défend l’ours. On y croise des passe-murailles, accrochés aux parois abruptes comme à un Eldorado,  des Don Qijote de l’alpinisme, défendant ces tours de calcaires comme des châteaux forts…

On  court, on pédale, on vole, on glisse sous l’œil amusé des brebis et des vaches.

L’altitude n’est jamais un obstacle et la lumière qui glisse sur ses flancs redonne un second souffle au voyageur qui s’attarde là-haut.

Alors, l’aventure? Comment ça marche?

le printemps, l’été, on peut grimper sur de belles falaises: c’est l’escalade

Dès que l’on chausse des grosses chaussures, voire des crampons et que l’on envisage de grimper jusqu’au sommet d’une montagne, on appelle cela l’alpinisme

Quand il fait trop chaud, on descend des torrents tumultueux qui éclaboussent partout: c’est le canyoning; anglicisme peu flatteur pour une activité qui permet de découvrir des coins de nature insoupçonnables.

Partout, on marche…on peut appeler ça le trekking ou la randonnée.

L’automne, on « fait du bois »  (ou on part en expé…je préfère!) car on sait que l’hiver va arriver et que toutes ces belles journées à ramasser des champignons et à flâner dans les sous-bois multicolores, ben, comme on dit ici, « on va le payer »

Moi, j’aime l’hiver

Il y a de la neige pour faire du ski ou des ballades en raquettes; de la glace pour grimper avec des piolets au bout des bras et des sommets qui ressemblent aux montagnes himalayennes, les drapeaux à prière en moins.

Pour découvrir toutes ces activités, le mieux est de prendre un guide:  je ne suis pas le plus fort mais j’ai de l’expérience. . Je ne suis pas hyperactif mais plutôt épicurien…bref, je prends le temps.

Une aventure en montagne en ma compagnie pourrait être cet instant rare où l’on parcours ensemble un itinéraire plein d’inconnu  sur un beau sommet  et où les obstacles se déjouent sans peine,  au fur et à mesure que la journée s’écoule.

Dans un dernier rayon de soleil, on descend dans la vallée, le cœur léger, plein,… sûr d’être là au bon moment.

À bientôt.